Les lois nous pourrissent la vie si elles sont mal-faites. Les lois sont appliquées par des millions de personnes pendant des années, il est vraiment important qu’elles soient de qualité.
Je crois que bien souvent les lois sont mal faites et on a des aberrations, avec une complexification folle et inutile pour les entreprises et les particuliers. Ici j’explique comment faire pour être sûr, quand on aborde un problème qu’il soit réel, pour faire des lois qui sont adaptées à la situation et avoir une continuité dans les lois.
La psychologie des parlementaires
Je crois que les politiques sont des gens engagés pour améliorer les choses, c’est un bon point. Je crois aussi qu’ils sont souvent parano, car c’est la parano qui les mène a ressentir un danger pour la population et ce danger ressenti les pousse à s’engager. Par exemple certains d’extrême droite ont peur que les étrangers prennent le dessus et nous fasse du mal. A l’inverse à l’extrême gauche il y a la peur que les entreprises prennent le dessus et menacent la démocratie. Ça a l’avantage de mettre en avant les dangers, mais il y a aussi le risque de créer des dangers qui n’existent pas.
On pourrait sélectionner les parlementaires sur des tests psychométriques pour éviter les dérives, mais ça serait anti démocratique.
Par contre on peut jouer sur cette chose: Je crois que les parlementaires en France se disputent vraiment fort, peut-être bien à cause d’un point particulier: la luminosité du parlement. Je l’explique dans le livre, la luminosité élevée rend peut-être les gens nerveux, sous tension, diminuer cette luminosité permettrait d’avoir de meilleurs débats. C’est certaines recherches scientifiques qui font penser qu’effectivement la luminosité accrue augmente l’énervement et la parano.
Mieux, on pourrait tirer au sort dans la population la moitié des parlementaires, ça permet d’avoir des personnes pas trop extrêmes dans leurs pensées. Car les médias, pour faire de l’audience mettent les gens extrêmes à l’affiche et on vote pour eux. Aussi il faut des médias ainsi qui mettent en avant tout le monde et pas que les extrêmes pour qu’on choisisse bien nos dirigeants, j’expliquerai ma proposition dans le prochain chapitre.
La science des lois pour faire de meilleures lois
Il est très difficile de savoir les effets secondaires des lois qu’on va voter à l’avance. Ça fait intervenir de nombreux paramètres, de nombreuses personnes et des phénomènes dont on ne soupçonne pas l’existence.
C’est pourquoi il faut rencontrer les gens concernés et leur demander si une telle loi conviendrait à leur situation et ça, ça prend du temps.
Après que j’ai consulté une députée, j’ai cru comprendre que ces lois étaient revues en deux semaines. C’est beaucoup trop court.
Il faudrait aussi organiser systématiquement le suivi des effets des lois.
Puis il faudrait faire une science, pas forcément parfaitement exacte, qui estime comment on fait une loi efficace. Comme je l’explique dans le livre complet, pour ça on pourrait en fouillant dans le passé des lois, voir celles qui ont bien fonctionné et trouver les critères de ces lois qui ont fait qu’elles ont bien marché, puis on pourrait enseigner ces critères aux députés qui le veulent.
Par exemple une astuce est qu’il faut punir assez fort les entreprises, sinon ce sont les entreprises qui trichent qui y gagnent. Une autre astuce est à mon avis de faire une loi simple qui interdise ce qui doit être interdit, et les juges se débrouillent pour faire la jurisprudence qui va permettre à ces lois d’être adaptées à chaque situation.
Point très important, on peut aussi demander aux juges d’aider les parlementaires à faire des bonnes lois. Eux savent vraiment comment ça se passe.
La surveillance des coups tordus des entreprises et éviter la lourdeur des lois
Il faut organiser la remontée des coups tordus par les entreprises, et faire aussi participer les entreprises qui n’abusent pas dans la création de loi. Il faut aussi faire remonter la complexité de la paperasse due aux lois, pour l’améliorer.
Que les députés soient bien informés
Même si des consultations de spécialistes par les députés se font déjà, on peut améliorer la situation:
• Qu’ils puissent interroger anonymement et facilement du personnel d’entreprises ou d’institutions ou de tout groupe de personnes tirés au sort. Ça permettra d’avoir leur vision des choses, et de ne pas avoir que la vision des spécialistes ou des lobbyistes. Ça a des chances de révéler tout un tas de choses. Il faut que les convocations ne soient pas faites par les assistants parlementaires mais par une institution dans le parlement pour que ça incite les parlementaires à utiliser ce système.
En effet quand un patron d’une entreprise est interrogé par les députés, ces patrons ne vont pas parler des coups tordus qu’ils font (qu’ils le fassent à contre cœur ou non).
Il faut faire remonter les informations décisives et les rediriger vers les personnes qui s’occupent du sujet lié à cette information décisive. Par exemple quand un député apprend qu’une chose pourra avoir un impact très important en négatif ou en positif sur un sujet, il doit pouvoir facilement diriger cette information à une organisation au sein de son parti qui va rapidement juger de la pertinence de l’information et la rediriger rapidement vers toutes les personnes qui s’occupent de cela.
Bien informer en créant des postes de journalistes qui analysent les institutions
On peut aussi faire un système de journalistes qui sont des gens tirés au sort dans les institutions et qui vont aller voir ce qui s’y passe pendant des mois, quels sont les problèmes. Puis il faut un suivi sur des années par ces gens. Ça permettra de vraiment connaître les problèmes de la justice, la santé, l’éducation, etc. Ils pourront transmettre leurs témoignages et leurs reportages aux députés. C’est un peu le rôle de la cours des comptes, mais il me semble que nombreux problèmes dans l’état ne sont pas résolus malgré la présence de la cours des comptes. Il faudrait savoir pourquoi la cours des comptes ferait mal son travail.
Sonder la population en général
Il faudrait sonder un peu tout le monde pour savoir ce qu’on fait, ce qu’on pense, ce qu’on vit pour savoir ce qui nous fait souffrir et sur quoi il faut agir.
Par exemple, on pourrait sonder 1000 travailleurs pour savoir comment ils utilisent leur temps de travail. Si énormément du temps de travail est réservé à la paperasse ou à créer la publicité des entreprises au détriment des publicités des autres (puisqu’il n’y a de place pour un client), on pourrait chercher des solutions face à ces problèmes.
On pourrait aussi poser la question à 1000 personnes: "est-ce que vous vivez moins bien depuis l’arrivée des réseaux sociaux?" ou "qu’est ce qui vous ennuie dans votre vie actuelle?". On aurait ainsi des plans pour améliorer la vie des gens.
La continuité des projets portés par l’assemblée
Les députés sont élus pour 5 ans, et après on fait table rase des anciens projets. Il faut une continuité dans les projets. Pour favoriser cela, on peut renouveler les députés par moitié tout les 2 ans et demi, ceux non renouvelés transmettraient les anciens projets aux suivants.
Quand on relie une loi, on ne sait pas forcément pourquoi elle est faite ainsi. Il faudrait noter à côté de la loi pourquoi elle est faite ainsi, noter des références, des livres, des explications. Ainsi les nouveaux députés comprendront mieux son sens et pourront mieux la modifier. Aussi, il faut pouvoir réquisitionner les anciens députés qui ont fait cette loi, qui ont pu comprendre de nombreuses choses importantes à l’époque.
Il faudrait dans le parlement une institution qui note la qualité de la fabrique d’une loi: est-ce que les députés prennent du temps pour la faire? consultent vraiment longuement les gens concernés? notent les raisons de la loi à côté? etc. Évidemment ça serait approximatif mais ça rappellerait au parlement qu’il faut du temps pour faire une bonne loi, je crois qu’ils sont souvent très pressés et font mal. Cette note serait symbolique, sans contrainte, car les députés élus par le peuple doivent être souverains. Diffuser cette note dans les médias aiderait à leur forcer la main pour faire bien.
Exceptionnellement, face aux crises majeures, les députés pourraient créer un document qui sert de guide pour résoudre plusieurs dizaines d’années plus tard le même problème. Par exemple les médias ont déjà vécu des crises similaires à celle actuelle d’après le livre illusions perdues de Balzac. Ou bien par exemple face aux guerres!
Lutter contre les lobbys – être bien informé du terrain
Je crois qu’il peut y avoir des lobbyistes parmi les députés, ils peuvent suivant la science des rumeurs, lancer des rumeurs qui se propageront dans le parlement et persuaderont les députés d’agir dans leurs intérêts. Pour lutter les députés peuvent choisir des députés enquêteurs qui changeront régulièrement qui verront qui ont lancé les rumeurs et les démonteront. Il existe apparemment des cabinets de lobbying pour persuader les députés, en particulier au niveau européen. On peut se demander si ces cabinets, qui travaillent en permanence pour imposer leurs lois n’essaient pas de mettre des députés lobbyistes!
Éviter que le président ait trop de pouvoir
Il faut limiter l’influence du président, du chef de parti sur le vote des membres de leur parti. J’ai peu confiance en l’intelligence des hommes médiatisés qui ont une forte personnalité comme le président ou le chef de parti qui vont se focaliser sur une seule idée, j’ai beaucoup plus confiance en l’intelligence collective.
Commencer à faire un parlement mondial pour résoudre les problèmes communs
Dans un tel parlement les lois ainsi votées s’appliqueraient dans tout les pays du monde qui veulent participer à ce parlement. Serait votées uniquement les lois relatives aux sujets qui ne peuvent être traitées que mondialement. Je pense par exemple à la guerre économique, à la lutte contre le réchauffement climatique, à la limitation des naissances dans le monde, à la pénurie de nourriture, aux partages des ressources minières.
Sur cette idée, il faut surtout que les bonnes lois soient votées, c’est pourquoi ce parlement doit être très prudent, prenne en compte mes conseils et d’autres que j’écris dans ce chapitre du livre complet.
Dans ce contexte, la création d’une loi doit prendre peut-être 10 ans, pour être sur qu’elle tient bien la route. Et chaque loi doit être testée à petite échelle avant de la tester à tous pour éviter les catastrophe.
Améliorer le fonctionnement des institutions
Il faudrait mettre en place dans les institutions et le ministère des boites aux lettres ou les employés de ces institutions puissent y mettre des idées et des dangers à éviter. Les personnes en charge d’améliorer l’institution les liraient et les prendraient en compte. Il y a sûrement plein d’idées et d’observations ou de mise en évidence de dangers importants que les employés font et qui ne reviennent pas à la direction.
Sélectionner les députés fiables pour avoir une bonne information et bien décider
Dans un cercle de députés ou de chercheurs, ceux promus sont ceux qui rapportent le plus d’informations, pas ceux qui rapportent l’information fiable, c’est aussi un phénomène de sélection. C’est pourquoi il faudrait qu’entre eux les députés ou les chercheurs vérifient la qualité de l’information apportée par leurs collègues. S’il n’y a pas cette vérification, on ne peut pas faire confiance a celui qui apporte le plus d’informations car certainement il arrive à apporter beaucoup d’informations car elles ne sont pas fiables.
Estimer en permanence les effets des lois
Je crois qu’il faut d’abord faire les lois qui auront le plus d’impact. Pour ça il faut estimer avec des mathématiques simples l’effet des lois. Par exemple si une loi sauve une personne sur cent par an, et que ça s’applique sur 1000 personnes, cette loi sauvera 10 personnes par ans. Si une autre loi sauve 10 000 personnes par ans après un simple calcul, il faut évidemment mieux prendre sont temps sur cette autre loi.
Faire le tri dans les lois sur les villes
Il y a semble-t-il beaucoup trop de loi qui contraigne les maires, les agriculteurs, etc. Il faut faire venir nombreux maires ou autre devant les députés pour qu’ils témoignent des problèmes que posent les lois qu’ils doivent respecter. Les députés devront faire le tri dans ces lois. Là on voit l’intérêt d’avoir noté pourquoi on a fait une loi, car aujourd’hui on ne sait plus pourquoi certaines lois sont là. Du coup on n’est pas sûr si c’est une bonne idée de supprimer la loi. Il faut donc comme je l’ai dit, noter à côté des lois pourquoi exactement on fait cette loi. Aussi je pense qu’il faut adapter certaines lois qui posent des contraintes pour laisser une certaine liberté quand on n’a pas le choix. Par exemple les pentes des chemins nouvellement créés ne doivent pas dépasser 4% pour les fauteuils roulant. D’un côté c’est très bien, mais comment fait-on s’il n’y a pas la place de faire un chemin pentu à moins de 4%. Aujourd’hui on le fait pas et tout le monde est puni.
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